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 Histoire des Ballons
Chronologie des premiers vols

HISTOIRE  D’UNE  VIELLE  DAME  TOUJOURS  JEUNE

La rue Saint Etienne en AVIGNON est une petite rue tout ce qu’il y a de plus banale. Au n°18 de cette rue, une maison sans prétention voit défiler chaque jour devant elle des milliers de passants, avignonnais ou touristes, qui ne remarquent pas la plaque gravée qui est fixé sur :

 

DANS CETTE MAISON, EN NOVEMBRE 1782, JOSEPH MONTGOLFIER DECOUVIT LE PRINCIPE DE L’AEROSTATION.

  

Joseph-Michel (26 Août 1740 –  26 Juin 1810) et Jacques-Etienne Montgolfier (6 Janvier 1745 –2 Août 1799)

Il fait froid en novembre 1782, JOSEPH MONTGOLFIER se réchauffe devant sa cheminée, et laisse vagabonder son esprit en regardant la fumée qui s’élève au dessus du feu.

Soudain, l’idée  jaillit.

Cette fumée qui monte vers les nuages, il suffit de l’emprisonner dans un sac en papier et de s’accrocher à ce sac pour pouvoir partir avec elle à la conquête des cieux.

JOSEPH fait part de sa trouvaille à son frère ETIENNE qui est aussitôt conquis et lui apporte son soutien et son aide. Tous les deux se mettent à fabriquer des enveloppes de papier qu’ils maintiennent au dessus du feu et qu’ils lâchent.

On imagine sans peine leur joie en regardant s’élever ces premiers aérostats. Les plus folies idées, des espoirs insensés ont dû jaillir de ces cerveaux enflammés ? Pensez donc !... pour la première fois, l’homme va pouvoir réaliser son vieux rêve : voler.

Les frères MONTGOLFIRE, de retour à la papeterie familiale à ANNONAY, construisent en secret des prototypes de plus en plus grand.

En fin le 4 juin 1783, c’est la présentation publique de cette découverte qui est suffisamment stupéfiante pour que Messieurs des Etats du Vivarais en avise l’Académie Royale des Sciences, et que les frères MONTGOLFIER soient convoqués par sa Majesté.

Des crédits leurs sont alloués pour fabriquer un appareil qui, le 19 Septembre emporte une cage contenant un mouton, un coq et un canard ? Tout ce petit monde étant revenu à terre saint et sauf (exception faite du coq qui a la tête écrasée par le mouton), la preuve est fait que le vol humain est possible.

C’est le 21 Novembre 1783 que cet événement à eu lieu. On eut d’abord l’idée d’occuper la nacelle avec un condamné à mort qui serait gracié si l’expérience se déroulait bien.

Mais un noble, le MARQUIS D’ARLANDE, et un aventurier, FRANCOIS IPLATRE DE ROZIER, parviennent à convaincre les autorités que l’honneur du premier vol humain ne peut revenir à un condamné à mort, et, courageusement, ils se proposent comme volontaires pour le faire.

Je crois qu’il faut s’arrêter quelques instants que ces deux personnages et réfléchir au courage qui fut le leur (à moins que ce ne soit pas de l’inconscience !!!).

Aujourd’hui, on voit voler toutes sortes de choses : des avions, bien sûr, mais aussi des planeurs, des hélicoptères, des ULM, des deltaplanes… on voit des gens qui accrochent
un moteur dans le dos et volent suspendus sous un parapente, on voit même qui vont jusque sur la lune avec d’extraordinaires fusées.

Bref, le vol humain n’est plus extraordinaire.

Mais à cette époque, personne n’avait jamais quitté notre bonne vieille terre ; on ne savait même pas si l’homme pouvait respirer en altitude. Et deux hommes se présentent comme volontaires pour cette extraordinaire expérience.

Chapeau bien bas Messieurs !

Les premiers  aéronautes furent couverts d’une gloire immense qui était, après tout bien méritée, et les frères MONTGOLFIER furent anoblis.

Pourtant, le début de la fin avait déjà commencé.

A la même époque, un physicien, CHARLES, travailles sur l’étude de l’hydrogène qu’il appelle « l’air aérostatique ». Le 27 Août, il fait voler un ballon qui sème la terreur en venant atterrir dans la petite ville de Gonesse au nord de Paris. Cela se passe seulement deux mois après le vol officiel d’ANNONAY dont nous avons parlé ci-dessus.

Le même physicien CHARLES, accompagné par le mécanicien NICOLAS ROBERT, effectue un vol le 1er Décembre 1783, c'est-à-dire seulement 10 jours après celui de d’ARLANDE et de PILATRE DE ROZIER.

C’est le début de la lutte qui va opposer Montgolfière et Charlière, c’est  à dire à air chaud contre Ballon à hydrogène.

C’est le ballon à hydrogène qui emporte cette compétition par ses capacités à faire des vols plus longs et plus haut que les Montgolfières de l’époque, faites de papier et chauffées au feu de paille.

Certains, comme PILATRE DE ROZIER essaient de jumeler les deux principes, et créent l’aéro-Montgolfière, curieux hybride de Ballon à air chaud et de Ballon  à hydrogène, mais quand on fait du feu  sous un réservoir hydrogène…

Ce qui devait arriver arriva, et PILATRE DE ROZIER qui fût le premier homme à voler, devient, le 15 Juin 1785, le premier mort de l’histoire de la conquête de l’air.

UNE NOUVELLE JEUNESSE

Pendant les cent trente as qui suivent, le règne des cieux est réservé aux ballons à hydrogène. Puis vient la concurrence avec le plus lourd que l’air, qui à son tour impose ses qualités de vitesse et de fiabilité, et règne en maître absolu jusqu’à ce qu’un étudiant américain, YOUNG eut connaissance des recherches que l’US AIR FORCE menait pour essayer de donner une chance supplémentaire à ses pilotes abattus dans les lignes ennemis pendant le guerre du Viêt-Nam ? Ces recherches consistaient e un brûleur qui était fixé sous le parachute et était sensé permettre au pilote en difficulté de regagner ses lignes.

L’application militaire de ce principe ne fut jamais exploitée, mais YOUNG reprend à son compte l’idée de brûleur à propane sous une enveloppe de nylon. La Montgolfière moderne était née.

Bien vite elle se développe ; la première d’entre elle est importée en France par le comédien CHRISTIAN DUVALEX. en 1969.

La décennie suivante voit se constituer les premiers clubs qui rassemblent quelques privilégiés fortunés.

Les premiers rassemblements, les premières rencontres sportives voient le jours, puis vient la naissance de la FEDERATION FRANCAISE D’AEROSTATION.

Aujourd’hui, l’aérostation est sport parfaitement structuré qui rassemble quelques 400 participants en France.

Le coût élevé des Montgolfières est un frein imposant qu développement de cette pratique ; mais il est des virus qui mènent à bien des sacrifices.

ET SI VOUS AUSSI, NE SERAIT-CE QU’UNE FOIS…

Qui n’a jamais volé en Montgolfière ne peut comprendre ce que l’on peut ressentir lorsqu’on est suspendu entre ciel et terre à une bulle d’air chaud.

La Montgolfière, c’est ce qui reste d’enfance dans chaque adulte, c’est un monde de poésie vivante et palpable.

Mais c’est aussi JULES VERNE, et ses prodigieuses aventures, dont il ne tient qu’à vous d’être le héros.

Mais, laissez moi vous raconter un vol.

Tout d’abord, il faut savoir qu’un vol en Montgolfière, ça se mérite, En effet, il n’est pas rare que les conditions météorologiques obligent à reporter le décollage à une date ultérieure. Mais quand le grand jour arrive, quelle récompense !

Tout commence au petit matin. L’aéronaute arrive sur le terrain d’envol en véhicule 4x4. Aidé des son assistant et de ses futures passagers, il décharge la nacelle (toujours faites en osier) , y installe le brûleur dont il essaie le fonctionnement par sécurité bien sur, mais aussi pour familiariser les candidats au baptême avec cette flamme de 6 ou 7 mètre qui va les porter.

Puis, on couche la nacelle à terre, on accroche l’enveloppe que l’on sort de son sac. Comment diables un  si grand ballon tient-il dans un si petit sac ?

L’enveloppe multicolore est déployée et on y influence de l’air à l’aide d’un ventilateur très puissant. Lorsque le ballon prend sa forme de demi sphère, le pilote allume le brûleur et commence à chauffer. Pendant ce temps là, des aides apportent leur contribution au gonflage, qui en tenant la corde de couronne, qui en ouvrant grand la bouche de la Montgolfière.

Bientôt, l’immense ballon se redresse, impressionnant par son volume. Pensez : 3000m3, 30 mètres de haut !

Les passagers embarquent, et c’est le décollage… vertical. Cela semble une évidence, mais c’et ce qui surprend le plus les passagers, le décollage vertical. Ensuite, on se laisse porter au gré des vents, ne réchauffant l’air contenu dans l’enveloppe que par de petits coups de brûleur successifs.

On commence par monter haut, à environ 1000 mètres, afin que les passagers découvrent la région dans laquelle ils vont évoluer. Puis on redescend près du sol pour profiter pleinement du paysage, et nous saluent. Il faudrait avoir dix bras pour répondre à tous !

L’impression que l’on ressent dans ses moments là, je ne vous la raconte pas. Il faut la vivre. Tout ce que je peux vous dire, (j’espère que mes amis parachutistes ne m’en voudront pas de paraphraser leur slogan), c’est que lorsque vous volez en Montgolfière, vous comprendrez enfin pourquoi les oiseaux chantent.

Mais comme les meilleures choses ont une fin, il faut penser à se poser. Le pilote choisit un terrain praticable, et amorce la descente. Le contact avec le sol peut être très doux si le temps est calme, ou un peu plus brutal si le vent est de la partie.

Il faut recharger le véhicule tout terrain qui doit être sur les lieux de l’atterrissage qu moment ou le Ballon se  pose, et il ne  reste plus qu’à déboucher la bouteille de champagne qui est le point d’orgue à cette fantastique aventure.

Faites de beaux rêves…